Saint Aubert est l’évêque d’Avranches (Manche) mort en 720, qui a fondé
le Mont Saint Michel au VIII siècle.
Au temps du roi Childebert IV (695-711), l’évêque d’Avranches a reçu de
l’archange Michel l’ordre d’entreprendre la construction de ce qui est
devenu le Mont Saint Michel.
La légende rapporte qu’en 708, Saint Aubert a eu une vision dans
laquelle l’archange Michel lui ordonnait d’édifier un oratoire sur
l’île de marée rocheuse à l’embouchure du Couesnon. Aubert n’aurait pas
tenu compte de cette vision, ni dans un premier temps ni dans un
second, croyant être l'objet d'une illusion diabolique. Il pria saint
Michel de lui donner un signe concrêt pour authentifier la vision.
Saint Michel lui apparait donc à nouveau, lui posant cette fois le
doigt sur le crâne en réitérant l’ordre d’accomplir sa mission. À son
réveil, saint Aubert constata qu'il avait un trou sur le crâne, à
l'endroit exact où l'archange avait posé le doigt. Ainsi l’oratoire
fut-il finalement réalisé.
Depuis cette date Saint Michel est considéré comme le saint tutélaire
de la Normandie. L’église Saint Gervais d’Avranches conserve la relique
du crâne d’Aubert, avec son trou là où le doigt de Saint Michel l’avait
touché.
De nos jours, on croit plus
généralement que cet ossement serait en fait un crâne préhistorique
ayant subi une trépanation.
Archange
Michel
Saint Aubert
Le Mont vers la fin du Xe siècle
L'Archange
ordonna donc de faire ériger le Mont Tombe sur un oratoire.
A cette époque, le Mont Tombe offre un abri à de pieux solitaires.
C'est ainsi qu'en 710, le Mont Saint Michel perd son appellation du «
Mont Tombe » qui lui avait été donnée par les druides gaulois.
Selon les dires de l'archange Saint Michel, le Mont devait être une
réplique du Mont Gargan en Italie.
L’évêque Saint Aubert fit donc construire un sanctuaire circulaire
formé de morceaux de roc grossièrement empilés.
Même si les travaux sont, à cette époque, insuffisants, les débuts de
ce qui sera une merveille d'architecture, partent vers une belle
destinée.
Le
Mont Saint Michel, Merveille de l’Occident, est ainsi né il y a 1300
ans quand l’Archange Saint Michel apparut au sommet d’un îlot rocheux
battu par les plus grandes marées du monde et fit construire un
sanctuaire à la gloire de Dieu.
Durant plus de 1000 ans, la foi et le talent des hommes se conjuguent
pour édifier le chef d’œuvre de l’architecture médiévale :
dès le Xème siècle, les ducs de Normandie décident de construire une
nouvelle église sur le Mont.
C'est ainsi qu'en 966 s'établit l'ordre des moines bénédictins a qui
l'ont doit l'abbaye romane qui fut édifiée au XIème siècle. La
merveille que nous connaissons aujourd'hui est aussi le résultat d'un
chantier qui a duré soixante ans.
Au XIIIème siècle, le Mont Saint Michel est victime d'un terrible
incendie causé par des guerriers bretons. Ayant été touché par la
nouvelle, le roi Philippe II Auguste gratifia le monastère en 1204
d’une importante somme d’argent destinée à sa reconstruction.
Les
constructions qui se succèdent alors jusqu'à la fin du XVème siècle,
sont le témoignage d'un nouveau style architectural.
Allant toujours plus haut vers le ciel, l’abbaye bénédictine fait
figure de merveilles architecturales édifiées dans les styles
carolingien, roman et gothique flamboyant.
Le Mont Saint Michel est alors à son apogée.
Son rayonnement intellectuel et spirituel est immense dans toute la
chrétienté, ce qui lui doit une renommée spectaculaire.
Colonne de
l'Abbaye
Le Mont vers 1900
Le Mont de nos jours
L'Archange Michel au
sommet de l'Abbaye
La Mère Poulard, qui est
indissociable du Mont Saint Michel,
fête en cette année 2008 ses 120 ans d'existence.
Nous lui rendons également hommage...la
Mère Poulard